Université : acharnement contre un professeur de Droit ; impunité pour les activistes gauchistes.

Communiqué du Forum Ecole & Nation.

Jean-Luc Coronel de Boissezon, agrégé d’histoire du Droit, aurait dû faire son retour ce mardi 7 février à l’Université de Montpellier après 4 années d’exclusion sans traitement. Mais l’intervention d’une ministre macroniste risque fort de mettre un point final à la carrière de ce brillant universitaire. Le Figaro Vox(1) et Valeurs Actuelles(2) ont déjà donné un écho à cette affaire très politique dont il convient de rappeler les principales étapes.

En mars 2018 l’évacuation des bloqueurs de la Faculté de Droit de Montpellier avait défrayé la chronique(3). Alors que, la veille, les étudiants en Droit avaient repoussé par un vote massif le blocage de leur Faculté par des individus extérieurs qui avaient détourné la réservation syndicale d’un amphi, le lendemain 22 mars, cinquantième anniversaire des évènements de Mai-68, ces mêmes individus étaient revenus en masse – plus de cinq cent personnes – à l’issue d’une manifestation dans la ville et avaient occupé illégalement un amphi de la Faculté de Droit, s’y maintenant par la force. Ces occupants extérieurs étaient composés d’une part d’activistes d’extrême gauche, dont le collectif de squatteurs « Le Royal Occupé », d’autre part de bloqueurs venus de la Faculté de Lettres, dont le « Collectif Paul-Va lève-toi », animé par le syndicat Solidaires-Étudiants, relais de La France Insoumise.

Sollicité, le préfet Pierre Pouëssel avait refusé le concours de la force publique, en dépit de la gravité de la situation. Après de nombreux incidents graves, dont un départ de feu, ainsi que l’expulsion violente des derniers membres de la Faculté de Droit de l’amphi par les occupants, un professeur notamment ayant été frappé et eu la lèvre ouverte, le doyen Philippe Pétel, disposant réglementairement de l’autorité de police dans l’établissement, avait organisé l’expulsion des occupants de l’amphi au moment où ils y étaient les moins nombreux. 

Venus à la Faculté accompagner la femme du professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon inquiète pour lui, plusieurs amis de celle-ci, ainsi que le professeur lui-même, avaient accepté la demande du doyen de l’aider à cette évacuation. Les occupants avaient été mis dehors en moins de cinq minutes, avec pour bilan deux blessés légers s’étant vus reconnaître un jour d’ITT au sens pénal : une occupante extérieure à l’Université et… le professeur Coronel de Boissezon, blessé par des occupants. Chassé de la Faculté de Droit, les bloqueurs n’ont pas moins poursuivi leur occupation de la Faculté de Lettres, où leurs dégradations et leurs désordres ont coûté plus d’un million d’euros à la collectivité. 

Pour cette participation à la défense de sa Faculté, Jean-Luc Coronel de Boissezon a d’abord fait l’objet, à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur de l’époque, Frédérique Vidal, d’une procédure disciplinaire, délocalisée à l’Université de Jussieu, qui a abouti le 7 février 2019 à sa « révocation et interdiction définitive d’exercer dans tout établissement public ». Parallèlement, une procédure pénale était diligentée contre lui à la demande du procureur de la République, le tribunal correctionnel de Montpellier prononçant contre lui, le 2 juillet 2021, une condamnation de quatorze mois de prison, dont six fermes, et un an d’interdiction de la fonction publique. Le professeur a fait appel de cette condamnation pénale et la Cour de Montpellier prononcera son délibéré le 28 février prochain. Du côté de l’autre procédure, disciplinaire, en appel le CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) a reconnu partiellement la disproportion de la sanction infligée au professeur Coronel de Boissezon, en annulant sa révocation, tout en lui substituant néanmoins quatre ans de suspension avec privation de la totalité de sa rémunération, le 23 mars 2022. Les quatre ans étant alors presque échus, Jean-Luc Coronel de Boissezon devait faire sa rentrée à la Faculté de Droit de Montpellier en février 2023.

Mais la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, s’est pourvue en cassation devant le Conseil d’État, dans un rare exercice de justice retenue, contre la juridiction disciplinaire à laquelle est ordinairement déléguée ce contentieux, c’est-à-dire le CNESER. La 4e chambre contentieuse du Conseil d’État a rendu son arrêt le 30 décembre 2022 : elle a cassé la décision du CNESER, auquel elle renvoie l’affaire en lui demandant de mettre une fin définitive à la carrière de l’universitaire, soit en le mettant à la retraite d’office, soit en le révoquant.

On ne peut qu’être saisi par le caractère politique de cette décision. Il est vrai que simultanément le ministre de l’Education nationale est devenu Pap N’Diaye : c’est tout le système éducatif public qui a été abandonné à une ligne de gauche radicale, à laquelle sont sacrifiés des boucs émissaires. Ce scandale doit être dénoncé, dans l’intérêt des élèves, des étudiants, des professeurs et du contribuable.

(1) «Pour le Conseil d’État, mieux vaut se trouver du côté du désordre que de celui de l’ordre» (lefigaro.fr)

(2) Jean-Luc Coronel de Boissezon, révoqué pour l’exemple – Valeurs actuelles

(3) Communiqué : Inversion des valeurs à l’université de Montpellier – Ecole & nation : professeurs & parents patriotes (ecole-et-nation.fr)

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