Communiqué : Inversion des valeurs à l’université de Montpellier

Communiqué de Gilles Ardinat, professeur agrégé d’histoire-géographie et coordinateur national du forum Ecole & Nation

Les universités de Montpellier ont été particulièrement touchées par le mouvement de contestation du « plan étudiants ». La faculté des lettres Paul Valéry a été totalement bloquée pendant plus de deux mois par une centaine d’activistes d’extrême-gauche. Ces groupuscules ont tenté en mars d’investir la faculté de Droit, réputée « à droite », en occupant ses locaux contre la volonté des étudiants. Dans la soirée du 22 mars, les militants gauchistes ont étés délogés manu militari de la faculté de Droit par un commando masqué. La vidéo de cette évacuation a été relayée à l’époque par tous les grands médias.

Impunité totale pour les bloqueurs et les vandales…

Alors que l’année universitaire se termine, on ne peut que constater l’ampleur des dégâts et l’impuissance coupable des pouvoirs publics. Pendants des semaines, l’extrême-gauche a occupé et vandalisé la faculté des lettres en toute impunité, laissant au contribuable une facture de 600.000€ (1). Aucune poursuite n’a été engagée contre les activistes qui ont pourtant multiplié les effractions, dégradations et intimidations allant jusqu’à harceler l’équipe de direction de Paul Valéry, empêchée de tenir ses réunions normalement. Aucun de ces délinquants ne sera donc inquiété.

…intransigeance pour deux professeurs pourtant présumés innocents.

Alors que les casseurs bénéficient du laxisme total des autorités, deux professeurs de la faculté de Droit, reconnus et appréciés des étudiants, ont étés suspendus de leurs fonctions suite aux incidents du 22 mars. MM. Pétel et Coronel de Boissezon sont accusés d’avoir favorisé l’évacuation de l’amphithéâtre par le commando cagoulé. Les deux universitaires, présumés innocents, réfutent catégoriquement ces accusations. Ils ont été l’objet d’un véritable lynchage médiatique (savamment orchestré par l’extrême-gauche locale) et d’une procédure implacable (suspension immédiate dans l’attente de leur jugement).

Cette situation illustre l’inversion totale des valeurs dans notre pays et particulièrement au sein de notre université : les casseurs agissent en toute impunité, saccageant et perturbant gravement l’année de milliers d’étudiants ; dans le même temps deux professeurs prestigieux sont impitoyablement mis au ban de l’Université. Cette injustice flagrante rappelle que 50 ans après mai 68, la culture de la chienlit et la remise en cause systématique de toute autorité continuent de prospérer.

(1) source : estimation de Frédérique Vidal au micro de RTL le 18 juin 2018.

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